Je n'avais pas prévu, qui l'aurait pu, de devoir, dès le deuxième jour de notre voyage écrire un chapitre spécial suite à l'attentat dont ont été victime bon nombre de journalistes de Charlie hebdo.
L'information nous est parvenue en deux temps: d'abord par le chauffeur de taxi qui nous sort de l'aéroport de Buenos Aires sans pouvoir nous donner d'autres détails qu'il y a eu un attentat en France. Puis en téléphonant à Paris depuis l'hôtel. Consternés, abasourdis, incrédules, nous entendons égrener les noms connus des victimes de cet attentat qui de toute évidence est un attentat politique et qui de suite me semble du même niveau d'importance mondiale que le 11 septembre.
Le temps va faire son oeuvre mais pour le moment, 36h après, je me demande comment je vais pouvoir m'ôter de l'esprit cette terrible nouvelle.
C'est d'abord le chagrin immense de perdre abruptement l'ensemble de mes potes du mercredi midi, la papier plastique des éditions de la rotative que l'on déchire avec précipitation dans l'ascenseur pour apprécier l'impact qu'aura le dessin de la couverture jusqu'à la semaine d'après.
J'essaierai pendant le voyage de revenir sur chacun des membres disparus, sur le bien qu'ils me faisaient mais l'image qui me revient en premier c'est l'ami Cabu qui me fait rire depuis mon plus jeune âge, depuis Pilote au début des années 60, excusez du peu.
J'essaierai pendant le voyage de revenir sur chacun des membres disparus, sur le bien qu'ils me faisaient mais l'image qui me revient en premier c'est l'ami Cabu qui me fait rire depuis mon plus jeune âge, depuis Pilote au début des années 60, excusez du peu.
Mais c'est aussi une colère sourde qui m'agite politiquement parlant. Je trouve dérisoire et méprisable la tentative de récupération, il n'y a pas d'autres mots, qui consiste à demander l'unité nationale, quand ce sont les mêmes politiques irresponsables qui sont alles guerroyer dans le monde entièr sous des prétextes fallacieux et qui ont allumé l'incendie qu'ils ne maîtrisent plus.
J'en veux beaucoup à tous ces journaleux, je n'ose pas employer le terme journalistes, qui passent leur temps à stigmatiser une partie de notre population, sans réaliser qu'ils favorisent le passage à l'acte chez les plus faibles. J'ai bien peur que la médiocrité de notre classe politique actuellement au pouvoir n'ait pas la capacité d'éteindre l'incendie qu'ils ont allumé. En ce sens, cette terrible tragédie peut être aussi mal comprise que ce que G. Bush avait -mal- compris du 11 Septembre.
J'en veux beaucoup à tous ces journaleux, je n'ose pas employer le terme journalistes, qui passent leur temps à stigmatiser une partie de notre population, sans réaliser qu'ils favorisent le passage à l'acte chez les plus faibles. J'ai bien peur que la médiocrité de notre classe politique actuellement au pouvoir n'ait pas la capacité d'éteindre l'incendie qu'ils ont allumé. En ce sens, cette terrible tragédie peut être aussi mal comprise que ce que G. Bush avait -mal- compris du 11 Septembre.
Ici, en Argentine, la couverture médiatique - les journaux du moins - semble avoir bien saisi les enjeux de cette catastrophe.
Tout à fait d'accord avec tes commentaires sur Charlie. Si cela peut atténuer ta peine, es attentats et leur symbolique ont fait grand bruit en France à Paris et aussi en province et partout fleurissent les panneaux "je suis Charlie". Du coup je me suis abonné !
RépondreSupprimerGaetan