De Futaleufu à Coihaique, en 7 jours
CARTOGRAPHIE
| De Futaleufu à Coihaique |
Distance: 410 km - Dénivelé positif: 4570 m
19 au 25 Janvier 2015
Etape 7: 64 km - Dénivelé positif: 965 m
Etapes 8 et 9: 126 km - Dénivelé positif: 2050 m- Puyuhuapi
Etapes 10 et 11: 90 km - Dénivelé positif: 1737 m - Villa Amengual
Etape 12: 59.5 km - Dénivelé positif: 620 m - villa Manihuales
Etape 13: 92 km - Dénivelé positif: 1225 m Cohaique
Cette deuxième partie s'est déroulée entièrement au Chili sur 7 étapes, parfois faciles, parfois difficiles, parfois dantesques.
Plein Ouest d'abord depuis Futaleufu sur du ripio jusqu'à rejoindre, à Villa Santa-Lucia, la fameuse Carretera Austral, la nationale 7 du pays, qui de fait est la continuation jusqu'à sa fin de la route Panaméricaine qui démarre en Alaska!!.
2 campings sauvages: l'un au bord du Lago Yelcho, avant de rejoindre la Carretera Austral, de toute beauté.
Et un autre le long de la Carretera Austral, avant la Junta: petit hameau accueillant, grande rivière, belle pelouse.
| Petit hameau |
| Rio Palema |
Enfin, le camping du Parc national Queulat, au pied du glacier Ventisquero Colgante.
| Camping au Ventisquero |
Puis plein sud sur cette route qui présente 3 types de revêtements:
- l'asphalto: comme en Argentine beaucoup de plaisir à y randonner dans les innombrables montagnes russes qui suivent les cours d'eau, y compris sous la pluie. Il est généralement très récent et en excellent état.
- Le ripio " standard" souvent pas trop mauvais bougre à rouler dessus mais toujours fatal à la moindre inattention, 3 petites chutes pour ma part. Il est l'image d'Epinal de cette Carretera Austral. Quand on y galère dans ses rayures infernales on le maudit; et on espère que le goudron l'aura remplacé rapidement, en 2017 me dit-on pour la partie de Futaleufu à Carretera Austral. A raison de 100 km par an, le ripio a néanmoins de beaux jours devant lui. Mais on pense aussi au tour de l'Annapurna, qui a disparu avec l'arrivée des routes. Alors, on le prend comme il est, et puis il donne des rendus de paysage de cyclotourisme incomparables.
- Le ripio " standard" souvent pas trop mauvais bougre à rouler dessus mais toujours fatal à la moindre inattention, 3 petites chutes pour ma part. Il est l'image d'Epinal de cette Carretera Austral. Quand on y galère dans ses rayures infernales on le maudit; et on espère que le goudron l'aura remplacé rapidement, en 2017 me dit-on pour la partie de Futaleufu à Carretera Austral. A raison de 100 km par an, le ripio a néanmoins de beaux jours devant lui. Mais on pense aussi au tour de l'Annapurna, qui a disparu avec l'arrivée des routes. Alors, on le prend comme il est, et puis il donne des rendus de paysage de cyclotourisme incomparables.
| Là ça craint, attention aux bas côtés |
| Très dur mais quelle belle ambiance |
| Bas côté à ne pas fréquenter |
- Les parties en construction, qui ont parfois frôlé la folie ou l'enfer, j'y reviendrai.
Les principales villes - très petites - qui ont jalonné ce parcours sont : Puerto Ramirez, Villa Santa-Lucia, La Junta, Puyuhuapi, Villa Amengual et Villa Manihuales. Coihaique, la capitale régionale - région de Aysen - est peuplée quant à elle de 40000 habitants.
| A Puerto Ramirez |
| Arrivée à Puerto Ramirez |
| Pique-nique à Puerto Ramirez |
| Villa Santa-Lucia |
| La Junta |
| L'arrivée à Puyuhuapi |
| Villa Amengual |
| Villa Manihuales |
| L'arrivée à Coyhaique |
Dès le départ de Futaleufu, le paysage a pris beaucoup d'ampleur et la plupart du temps, le cheminement s'est déroulé avec vue sur des sommet enneigés de part et d'autre du corridor andin que nous avons suivi.
Et je sais aussi que plus au Sud les colons européens ont beaucoup détruit de forêts pour en chasser les autochtones dont les feux, maîtrisés - ceux de la tierra del fuego - étaient le seul moyen de survie.
Y compris un bras de mer, de l'ocean Pacifique à Puyuhuapi
Nous avons cheminé avec d'assez nombreux vélo-routards, très généralement engagés sur des périples au long cours - 6 à 8 mois. Bien sûr plus de facilités de communication avec les français, comme Charlotte et Aurélien, Fanny et Tancrède.
Avec ces derniers, nous nous sommes octroyés une escapade remarquable dans le parc national de Queulat: 2 heures de vélo seulement ce jour-là, montage de la tente et randonnée à pied l'après-midi pour tenter - et réussir - d'apercevoir la chute de glacier suspendu du Ventisquero Colgante. Même si on est promis à voir plus grandiose, cette première expérience fût une réussite complète, avec un dîner autour du feu de bois des plus sympa.
Le bout de glacier que nous venons d'observer n'est que le déversoir d'une déjà grosse calotte glacière, certes plus petite que les Campo Hielo Norte et Sur, que nous verrons plus tard.
La photo du Parc de Queulat, prise dans un petit éco-musée très bien fait, donne déjà une bonne idée de l'échelle. En bas de la photo, la route sinueuse que nous allons suivre après cette escapade.
La photo du Parc de Queulat, prise dans un petit éco-musée très bien fait, donne déjà une bonne idée de l'échelle. En bas de la photo, la route sinueuse que nous allons suivre après cette escapade.
Route en travaux
Quelques mots sur l'enfer évoqué plus haut: normalement la route est fermée durant 5h , de 13 à 17h pendant les travaux de la Carretera Austral. Quand c'est possible, c'est à dire quand il n'y a pas de tirs de mines, par exemple, les chefs de chantier laissent passer les vélos, dont c'est l'heure d'affluence, à leurs risques et périls. Ce fût une expérience humaine intéressante à partager avec les acteurs du chantier mais au combien éprouvante: route défoncée, passages humides dans une sorte de fange, ripio avec des gros cailloux où il est impossible de rouler, même à la descente - en quelque sorte l'humiliation suprême pour un cycliste! Un grand col devait absolument être passé avant 13h, et malgré la beauté du paysage, il a fallu tout donner pour passer dans les délais et pour finir descendre ce col en partie à pied... Grrr.
Travaux avant Puyuhuapi
Travaux après Puyuhuapi
Travaux avant Puyuhuapi
Travaux après Puyuhuapi
Après la passage des travaux, nous longeons pendant qq km la rive sud du golfe de Puyuhuapi avant d' attaquer un vrai beau col bien raide, en Ripio et sous la chaleur mais dans un paysage tropicalo-montagneux magnifique.
Domnin n'a pas son pareil pour s'attirer la sympathie des habitants à qui par exemple on va demander un peu d"eau, avec au final proposition de maté et photo dans le jardin.
Autres photos
| Araucaria, détail |
| Hôtelier de Futaleufu |
| Une belle propriété isolée |
| Cultures |
| Rivière, montagne, ripio, verdure: le Rio Palema |
| Y a bon colon, confiture de lait de vache |
Tu fais la grimace! faut pas, c'est tellement beau ces paysages. Vous avez l'air de bien profiter!
RépondreSupprimerC'est beeeaaauuuuu !! Tu nous fais bien voyagé, et tous ces efforts m'ont épuisé ! Hâte d'être au prochain tronçon !
RépondreSupprimerBisous
Yann
mais c'est quoi c'est bordel de route ! je préfère les routes roumaines aux jolis pavés c'était quand même mieux !
RépondreSupprimerExtraordinaire, faute d'y être, le blog permet de s'y croire. Coincidence, une ami photographe du photo club papillonnais, comme moi connait un de tes complices, étant sa belle soeur, Marie France E.
RépondreSupprimerBon allez courage pour la suite