mardi 27 janvier 2015

chapitre 5: de FUTALEUFU à COHAIQUE


De Futaleufu à Coihaique, en 7 jours

CARTOGRAPHIE

De Futaleufu à Coihaique

Distance: 410 km - Dénivelé positif: 4570 m

 19 au 25 Janvier 2015


Etape 7:  64 km - Dénivelé positif:    965 m
Etapes 8 et 9:  126 km - Dénivelé positif:  2050  m- Puyuhuapi
Etapes 10 et 11:  90 km - Dénivelé positif:    1737 m - Villa Amengual
Etape 12:   59.5 km - Dénivelé positif: 620 m - villa Manihuales
Etape 13:  92 km - Dénivelé positif:  1225  m Cohaique


Cette deuxième partie s'est déroulée entièrement au Chili sur 7 étapes, parfois faciles, parfois difficiles, parfois dantesques.
Plein Ouest d'abord depuis Futaleufu sur du ripio jusqu'à rejoindre, à Villa Santa-Lucia, la fameuse Carretera Austral, la nationale 7 du pays, qui de fait est la continuation jusqu'à sa fin de la route Panaméricaine qui démarre en Alaska!!.


Jonction avec la Carretera Austral


2 campings sauvages: l'un au bord du Lago Yelcho, avant de rejoindre la Carretera Austral, de toute beauté.








Et un autre le long de la Carretera Austral, avant la Junta: petit hameau accueillant, grande rivière, belle pelouse.

Petit hameau


Rio Palema



Enfin, le camping du Parc national Queulat, au pied du glacier Ventisquero Colgante.

Camping au Ventisquero


Puis plein sud sur cette route qui présente 3 types de revêtements:


- l'asphalto: comme en Argentine beaucoup de plaisir à y randonner dans les innombrables montagnes russes qui suivent les cours d'eau, y compris sous la pluie. Il est généralement très récent et en excellent état.













- Le ripio " standard" souvent pas trop mauvais bougre à rouler dessus mais toujours fatal à la moindre inattention, 3 petites chutes pour ma part. Il est l'image d'Epinal de cette Carretera Austral. Quand on y galère dans ses rayures infernales on le maudit; et on espère que le goudron l'aura remplacé rapidement, en 2017 me dit-on pour la partie de Futaleufu à Carretera Austral. A raison de 100 km par an, le ripio a néanmoins de beaux jours devant lui. Mais on pense aussi au tour de l'Annapurna, qui a disparu avec l'arrivée des routes. Alors, on le prend comme il est, et puis il donne des rendus de paysage de cyclotourisme incomparables.



Là ça craint, attention aux bas côtés

Très dur mais quelle belle ambiance

Bas côté à ne pas fréquenter














- Les parties en construction, qui ont parfois frôlé la folie ou l'enfer, j'y reviendrai.







Les principales villes - très petites - qui ont jalonné ce parcours sont : Puerto Ramirez, Villa Santa-Lucia, La Junta, Puyuhuapi, Villa Amengual et Villa Manihuales. Coihaique, la capitale régionale - région de Aysen - est peuplée quant à elle de 40000 habitants. 


A Puerto Ramirez


Arrivée à Puerto Ramirez

Pique-nique à Puerto Ramirez


Villa Santa-Lucia
La Junta
L'arrivée à Puyuhuapi
Villa Amengual
Villa Manihuales
L'arrivée à Coyhaique
Comme bon nombre de ces petits villages  se sont adaptés au tourisme récent, il a été souvent possible et apprécié, vu la rudesse des étapes, de trouver des chambres sommaires dans des " hospedaje", qui permettent ainsi de gagner du temps le soir et le matin dans le montage du camp et son démontage.


Montagnes


Dès le départ de Futaleufu, le paysage a pris beaucoup d'ampleur et la plupart du temps, le cheminement s'est déroulé avec vue sur des sommet enneigés de part et d'autre du corridor andin que nous avons suivi.








Momentanément, sur les 100 derniers km avant Coyhaique, la neige a disparu, laissant place à des vallées d'une richesses végétale impressionnante.


Le déboisement est minimal, juste ce qu'il faut pour quelques fermes d'élevage de-ci, de-là. Les flancs des montagnes sont entièrement boisés, y compris les crêtes, ce qui est inhabituel. Comme tout semble extrêmement surveillé écologiquement parlant au Chili, j'en suis à me demander si ce pays pourrait remplacer le Brésil comme poumon de la terre! mais il faudrait faire des calculs de surface précis. Il reste néanmoins beaucoup d'arbres morts dont on n'a pas réussi à comprendre l'origine (restes de feux sûrement volontaires ou pas - orages).


































Et je sais aussi que plus au Sud les colons européens ont beaucoup détruit de forêts pour en chasser les autochtones dont les feux, maîtrisés - ceux de la tierra del fuego - étaient le seul moyen de survie.


Quant à l'eau elle est partout sous toutes ses formes: glace, un peu pour le moment, rivières somptueuses, puissantes, aux couleurs multiples, et un peu mais pas beaucoup sous forme de pluie: rappelons que nous sommes dans un des endroits les plus arrosés de la terre, jusqu'à 6 m de précipitations! Ça va venir, indubitablement et renforcer la dureté de la balade, à n'en pas douter. Vamos ver.








 Y compris un bras de mer, de l'ocean Pacifique à Puyuhuapi










Nous avons cheminé avec d'assez nombreux vélo-routards, très généralement engagés sur des périples au long cours - 6 à 8 mois. Bien sûr plus de facilités de communication avec les français, comme Charlotte et Aurélien, Fanny et Tancrède.





Avec ces derniers, nous nous sommes octroyés une escapade remarquable dans le parc national de Queulat: 2 heures de vélo seulement ce jour-là, montage de la tente et randonnée à pied l'après-midi pour tenter - et réussir - d'apercevoir la chute de glacier suspendu du Ventisquero Colgante. Même si on est promis à voir plus grandiose, cette première expérience fût une réussite complète, avec un dîner autour du feu de bois des plus sympa.










Le bout de glacier que nous venons d'observer n'est que le déversoir d'une déjà grosse calotte glacière, certes plus petite que les Campo Hielo Norte et Sur, que nous verrons plus tard.

La photo du Parc de Queulat, prise dans un petit éco-musée très bien fait, donne déjà une bonne idée de l'échelle. En bas de la photo, la route sinueuse que nous allons suivre après cette escapade.



Route en travaux


Quelques mots sur l'enfer évoqué plus haut: normalement la route est fermée durant 5h , de 13 à 17h pendant les travaux de la Carretera Austral. Quand c'est possible, c'est à dire quand il n'y a pas de tirs de mines, par exemple, les chefs de chantier laissent passer les vélos, dont c'est l'heure d'affluence, à leurs risques et périls. Ce fût une expérience humaine intéressante à partager avec les acteurs du chantier mais au combien éprouvante: route défoncée, passages humides dans une sorte de fange, ripio avec des gros cailloux où il est impossible de rouler, même à la descente - en quelque sorte l'humiliation suprême pour un cycliste! Un grand col devait absolument être passé avant 13h, et malgré la beauté du paysage, il a fallu tout donner pour passer dans les délais et pour finir descendre ce col en partie à pied... Grrr.

Travaux avant Puyuhuapi










Travaux après Puyuhuapi












Après la passage des travaux, nous longeons pendant qq km la rive sud du golfe de Puyuhuapi avant d' attaquer un vrai beau col bien raide, en Ripio et sous la chaleur mais dans un paysage tropicalo-montagneux magnifique.

















Domnin n'a pas son pareil pour s'attirer la sympathie des habitants à qui par exemple on va demander un peu d"eau, avec au final proposition de maté et photo dans le jardin.



Autres photos

Araucaria, détail


Hôtelier de Futaleufu
Une belle propriété isolée
Cultures
Rivière, montagne, ripio, verdure: le Rio Palema




Y a bon colon, confiture de lait de vache


4 commentaires:

  1. Tu fais la grimace! faut pas, c'est tellement beau ces paysages. Vous avez l'air de bien profiter!

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  2. C'est beeeaaauuuuu !! Tu nous fais bien voyagé, et tous ces efforts m'ont épuisé ! Hâte d'être au prochain tronçon !

    Bisous

    Yann

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  3. mais c'est quoi c'est bordel de route ! je préfère les routes roumaines aux jolis pavés c'était quand même mieux !

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  4. Extraordinaire, faute d'y être, le blog permet de s'y croire. Coincidence, une ami photographe du photo club papillonnais, comme moi connait un de tes complices, étant sa belle soeur, Marie France E.
    Bon allez courage pour la suite

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